juin 27, 2016

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Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de Vigan

« Lucille est devenue cette femme fragile, d’une beauté singulière, drôle, silencieuse, souvent subversive, qui longtemps s’est tenue au bord du gouffre, sans jamais le quitter tout à fait des yeux, cette femme admirée, désirée, qui suscita les passions, cette femme meurtrie, blessée, humiliée, qui perdit tout en une journée et fit plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, cette femme inconsolable, coupable à perpétuité, murée dans sa solitude. »
« J’ignore comment ces choses (l'inceste, les enfants morts, le suicide, la folie) se transmettent. Le fait est qu'elles traversent les familles de part en part, comme d'impitoyables malédictions, laissent des empreintes qui résistent au temps et au déni »

Mon avis sur ce livre:
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Cette histoire nous entraine dans un univers troublant avec les thèmes suivant abordé : inceste, secrets de famille, dépressions, jalousie, anorexie, envie de se suicider, la douleur dans sa peau…
A la mort de sa mère, Delphine de Vigan a essayé de rétablir sa vision et l’histoire de sa famille et surtout de son lien avec sa mère. Sa mère se débattant dans les affres de la maniaco-dépression.
Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.

J'ai lu ce livre une fois de plus parce que je l’es mis dans ma PAL Printemps/Eté 2016. Je l’es mis dedans parce que j’en ai beaucoup entendu parler et que je ne connaissais pas encore la plume de l’auteur.
Nous suivons Lucile qui est issue d’une famille bourgeoise de 9 enfants. Il y a d'abord une première partie sur l’enfance de Lucile, on est dans les années 50 après la guerre. On suit sa famille et elle au quotidien jusqu’aux années 90, cela nous montre l’évolution de la société, la vie au travail, les envies et mentalité de l’époque. Lucile est très mystérieuse dans ses paroles, elle reste à l’écart de tous mais elle est par la suite une femme très forte et entreprenante. La deuxième partie nous raconte Lucile plutôt femme avec les témoignages des proches de Lucile et les souvenirs de Delphine de Vigan qui était enfant dans cette partie du livre. La troisième et dernière partie concerne Lucile dans ces dernières années et son suicide.
L’auteur nous parle aussi de comment elle a rassemblé ses moments de Lucile, ses doutes, ces appréhension concernant la vision de sa famille sur la parution de leur histoire. Il a des zones d’ombres encore vu qu’il n’existe pas d’une vérité mais des vérités et quand elle ne sait pas les évènements dans la vie de Lucile mais elles ne les inventent pas, elle ne se permet pas de modifie la vision et les penser de Lucile et ne les prononcent pas si elle ne le sait pas.
Le style de l’auteur est écrit très bien, le tout dans une fluidité claire. L’auteur raconte son histoire sans tomber dans l’émotion et nous livre ses émotions à elle de Lucile à la fin de sa vie.

Note: 17/20, un très beau contemporain mais très perturbant. Je vous le recommande. 

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