octobre 23, 2016

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Terminus Elicius - Karine Giebel

Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu'un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito? La résolution, peut-être, de cette affaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne? "Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle." Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n'aura de terminus qu'au bout de l'enfer...

«Mais, soudain, elle remarqua quelque chose d’inhabituel: un morceau de papier avait glissé à côté de son siège. Elle l’attrapa et constata qu’il s’agissait d’une enveloppe blanche. En la retournant, elle resta stupéfaite de voir son prénom inscrit dessus. Un message pour elle. A moins que ça ne soit pour une autre Jeanne ? Non, ridicule ! Elle était sans doute la seule Jeanne à s’asseoir toujours à la même place, dans le même train.
Elle demeura perplexe de longues minutes, redoutant un piège. Elle avait posé la missive sur ses genoux et la regardait sans faire le moindre mouvement. » 

Mon ressenti :
Les qualificatifs que je donne à ce livre : folie, angoisse, criminelle.   

On suit,  Jeanne est une jeune femme de 28 ans qui est fonctionnaire de Police affecté à l’administration du commissariat de Marseille. Elle prend le même train tous les matins et va et pars à la même heure au boulot. Elle a une vie train-boulot-maison. Elle vit chez sa mère à Istres. Un jour, elle prend sa place dans le train, toujours la même place, elle va trouver une lettre à côté de son siège avec son nom dessus. L’inconnu va se confier à Jeanne presque tous les jours et lui explique pourquoi il a assouvi sa vengeance.
Le capitaine de police du commissariat va devoir résoudre et trouvé le meurtrier alors que les meurtres s’accumulent sous ces yeux. Sauf que Jeanne à la solution. Va-t-elle trahir le meurtrier ou se taire à jamais ?

Concernant les personnages, je trouve qu’il sont très bien travaillé. Jeanne est très perturbé mentalement. Elle est simple au premier abord mais elle est très vulnérable. Elle croit au véritable amour et adore les compliments qu’elle reçoit peu.
Elicuis est le meurtrier mais je trouve que par les lettres ont peut facilement être dans sa tête et voir qu’il a beaucoup souffert étant « jeune adulte ».
J’ai aussi adoré le capitaine qui est souvent bougon mais il s’illumine en présence de Jeanne.

Concernant l’écriture de l’auteur, Karine Giebel m’a encore emportée, elle a un style que je pourrais reconnaitre les yeux fermés. L’histoire est simple mais elle très réaliste de nos jours. Terminus Elicius est le premier roman de l’auteur mais je me suis pas dit que par rapport aux autres que j’ai lu il est moins bon, non pas du tout, il est très juste et captivant.
J’adore la psychologie des personnages vu qu’elle est bien faite et on voit bien Jeanne dérangé et tourmenté déjà par son passé mais cela s’empire avec le meurtrier.
La fin est bien trouvée. Le roman est addictif et on veut savoir qui est Elicius et s’il va se faire chopé.


Note : 18/20, c’est un bon thriller psychologie avec une dose de romantique. 

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