février 17, 2017

# Articles

N’éteint pas la lumière – Bernard Minier

« Tu l'as laissée mourir... » Christine Steinmeyer croyait que la missive trouvée le soir de Noël dans sa boîte aux lettres ne lui était pas destinée. Mais l'homme qui l'interpelle en direct à la radio, dans son émission, semble persuadé du contraire...
Bientôt, les incidents se multiplient, comme si quelqu'un avait pris le contrôle de son existence. Tout ce qui faisait tenir Christine debout s'effondre.
Martin Servaz, de son côté, a reçu par la poste la clé d'une chambre d’hôtel. Une chambre où une artiste s'est donné la mort un an plus tôt. Et si nos proches n'étaient pas ce que nous croyons ? Et si dans l'obscurité certains secrets refusaient de mourir ?

  «Servaz se remplit un bol de café, prit une dosette de crème et alla s’asseoir à l’une des tables. Il appréciait d’être seul. Il appréciait le silence, il en avait assez des jérémiades. Tous ces flics abîmés, cabossés par des parcours de vie chaotiques, des expériences traumatiques : tous ou presque se complaisaient dans l’évocation du passé. Depuis qu’il était ici, Servaz avait l’impression d’être plongé en permanence dans un bain tiède de nostalgie.  »

Mon avis:
Si vous rechercher un roman sombre sur la manipulation et le harcèlement, foncée sur N’éteint pas la lumière de Bernard Minier.

On retrouve Martin dans la maison de repos pour les policiers éreintés. Il était au plus bas après le cadeau de Hirtmann. Il va recevoir une clé d’une chambre d’hôtel qui va le ramener dans les enquêtes. Il se rend sur place pour qu’apprendre qu’une jeune femme s’y est suicidée il y a un an deçà.  Nous suivons aussi Christine, qui va voir sa vie se bouleversé dès qu’elle reçoit une lettre de suicide. Elle va delà, vivre un enfer : harcèlement au travail, effraction de son domicile, acte de maltraitance sur son chien …

Les personnages sont très intéressant psychologiquement. Christine est très difficile à cerner et on peut avoir le doute de ses actions. Elle m’a choquée sur la fin et ce qu’elle va faire. Martin est toujours un très bon enquêteur même si je trouve qu’il y a une perte de rythme dû au fait que Ziegler n’est pas avec lui pour enquêter.

Concernant la plume, Bernard Minier nous mène dans une atmosphère angoissante. J’ai adoré de voir où pouvait mène les manipulations et le harcèlement. Il m’a aussi mené en bateau sur qui avait monté cette manigance et pourquoi. Il y a des longueurs sur le début pour que l’intrigue se mette en place.


Note : 17/20, très bonne suite et la descente aux enfers est très profonde. 

Follow Us @soratemplates