avril 11, 2017

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Résilience – Julia M. Tean

Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

« Ce n'est pas ta sexualité qui détermine si tu es un homme ou pas, c'est ta capacité à aimer les autres... »
« Bordel de merde ! Ça ne va pas recommencer ! Beugle la mère.
Hurler n'y changera rien. Vincent n'arrive plus à respirer normalement. Couché sur le tapis du salon, il halète en serrant les poings. Il est plus de minuit. Le dernier client enfile sa chemise en dévisageant la prostituée qui secoue le corps fébrile de son fils.
- Eh toi, tu ne pars pas sans payer ! Braille-t-elle alors que le client pousse la porte d'entrée.
Il se retourne et lui adresse un doigt d'honneur.
- Je n'ai pas eu le temps de jouir avec tes conneries. Occupe-toi de ton gosse mère indigne! »

Mon avis:
Si vous recherchez un bon thriller sur la maltraitance et homosexualité, foncée sur Résilience de Julia M. Tean.

Nous suivons Vincent qui est en prison pour avoir commis un acte inexcusable : tuer son propre père. Nous allons découvrir comment et pourquoi l’a-t-il fait. Vincent rencontre Yassin, qui est tout ce que déteste Vincent : arabe et homo. Vincent repense très souvent à ce qu’il a vécu à travers les conversations avec Yassin et la psychologue.
Vincent n’a pas des parents exemplaires. Au lycée, personne ne parle ni ne regarde Vincent. Vincent se renferme dans son monde. Un professeur va essayer de lui redonner gout au bonheur.

Concernant les personnages, Vincent est un jeune garçon de dix-neuf ans, très fragile et faible à cause d’une maladie, son corps est déformé. Du à son corps et au comportement de son père, il n’a pas confiance en lui, il est très réservé et parle à très peu de personne même à ses parents.
La mère de Vincent est une prostituée qui travaille à la maison et très souvent sous le regard de Vincent. Il y a aucune relation entre mère-fils vu qu’elle se contrefiche de son fils. Elle ne parle pas ou juste pour le mettre encore plus bas que terre.
Le père de Vincent est un homme irritable. Il déteste sa femme et aussi son métier; il prend juste son argent. Il va déporter tous sa haine contre Vincent. C’est homme est un raciste à plus haut point.

Concernant la plume et le rythme de ce récit, dès les premières pages on est happé dans le monde de Vincent. Les phrases sont courtes et très percutantes. Le roman est très bien construit avec des flashbacks pour comprendre la vie de Vincent avant la mort de son père. On vit tous ce que vit Vincent, on tremble à chaque fois qu’on voit son père, et on ressent avec lui ce qu’il ressent.. L’auteur décrit les scènes sans prendre des pincettes, c’est efficace et cru. L’auteur nous développe des personnages très froid et inhumains en 150 pages. La fin est très touchante. Ce livre porte un message de tolérance et du respect de soi et des autres.

Note : 20/20, je ne suis pas ressortie indemne de ma lecture. Une petite bombe ce livre.

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