juillet 05, 2017

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Le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb

« C'était un grand mystère que l'insomnie. À priori, quelle souffrance y avait-il à séjourner durablement dans un lit confortable, même sans dormir ? Pourquoi devenait-on le siège de pensées atroces ? L'explication était celle-ci : l'insomnie consistait en une incarcération prolongée avec son pire ennemi. Ce dernier était la part maudite de soi. Tout le monde n'en était pas pourvu : ainsi, tout le monde ne connaissait pas l'insomnie.
Cette malédiction était d'autant plus redoutable qu'elle s'attaquait à des individus plongés dans l'obscurité et donc privés de l'échappatoire du regard. Les médecins conseillent, en cas d'insomnie, de se lever et de s'occuper : c'est ignorer que le plus souvent, l'insomniaque n'en est pas à sa première nuit sans sommeil, il est trop fatigué pour accepter une diversion. »

Mon avis:
Si vous recherchez un contemporain avec de l’humour, foncé sur le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb.

« Ce qui est monstrueux n'est pas nécessairement indigne. »

Parlons dans un premièrement, de l’intrigue du roman : le thème de ce roman est la bourgeoisie belge contant l’histoire d’un comte Neuville (noble belge) qui décide d’organiser une dernière Garden party avant de vendre pour faillite son château. Quelques jours avant cette Garden party, une voyante qui lui annonce une mauvaise nouvelle ; lors de sa prochaine soirée il va tuer un invité. Assassiner quelqu'un, cela peut arriver. Assassiner un invité, c'est de l'incivilité. D’abord étonné, Neville donnera aucun sérieux à ces insanités. Mais petit à petit, le renseignement fait la route jusqu’à sa tête et il n’arrivera plus à en dormir. On va étudier les questionnements du conte sur qui il pourrait bien tuer à cette soirée. Le dénouement final de cette soirée est tout à fait inattendu.

Dans un deuxièmement, les personnages sont très bien construits. Le personnage d’Henri
Neville est un homme qui veut préserver sa réputation et va donc étudier tous les moyens pour que ce meurtre ne soit pas répercuté sur sa femme et ses enfants.
Sérieuse, la cadette du Comte est courageuse et déprimée. Elle va demander une faveur à son père.

Enfin, parlons du style d’Amélie Nothomb, il est très fluide. C’est très drôle. Elle glisse des références de culture générale et d’autres citations d’auteurs que je trouve propice au thème du roman. Les prénoms des enfants est très original et sorti de la  mythologie grecque : Oreste, Electre et Sérieuse. Les dialogues entre le comte et sa fille sont très plaisant et loufoque. Maintenant, la longueur du livre est court et tient plus d’une petite nouvelle légère que d’un roman, cela se lit rapide et passe tout seul.  Pour conclure, c’est un bon Nothomb avec plein d’humour.


Ma note : ★★★★☆ (17/20)

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